Métier : Conseils pour devenir agent d’assurances

Être à l’écoute pour offrir la meilleur solution en termes d’assurances

Didier est agent général d’assurances chez Allianz à Lyon

comment devenir agent d'assurances

Quel est votre parcours ?

J’ai commencé par un cursus dans une école de commerce. Je voulais travaillé dans l’hydrocarbure, ce que j’ai fait. J’ai exercé en tant que commercial grands comptes chez Total à Paris. Cependant, ma femme a une profession libérale et Total voulait me muter, notamment à l’étranger, ce qui était périlleux pour la carrière de mon épouse et pour sa clientèle. J’ai donc changé d’employeur et de secteur et me suis tourné vers la banque. J’ai été directeur d’une petite agence, puis d’une plus importante mais, là aussi, on voulait me muter. J’avais toujours eu dans l’idée d’avoir ma propre affaire alors je me suis lancé : entrepreneuriat est un domaine que je connaissait pour avoir travaillé avec nombre d’entrepreneurs dans la banque. Je me suis tourné vers les assurances, parce qu’un agent général d’assurances est avant tout un chef d’entreprise

Comment fonctionne un cabinet d’assurances ?

Nous sommes affiliés à une compagnie d’assurance, nous la représentons, mais nous sommes indépendants, à la différence d’autres réseaux qui vendent les même produits d’assurances que nous et dont le personnel est uniquement constitué de salariés. Concrètement, nous fonctionnons à l’inverse des franchises. Si j’étais franchisé, comme cela se fait beaucoup aujourd’hui, j’encaisserai l’argent de mes clients et en reverserais une partie plus ou moins importante à l’enseigne d’assurance que je représente. Pour ce qui est des agents généraux d’assurances, c’est notre compagnie qui perçoit les cotisations de nos adhérents et chaque mois, elle me verse de quoi faire fonctionner l’entreprise. De quoi payer mes employés, les charges, de quoi me payer aussi. Cela nous évite beaucoup de tracas, notamment en cas de sinistre. Auparavant, cela ne fonctionnait pas comme cela : l’agent général gérait et, en cas de gros sinistres à rembourser, les trous dans la trésorerie pouvaient être très importants. Là , nous ne prenons pas ce risque.

Qu’est-ce qui vous à plu dans le métier d’agent d’assurances ?

J’ai racheté cette agence d’assurances en 2010 et j’en ai une autre, à Villeurbanne, depuis 2012. Ce que j’ai voulu, c’est une indépendance d’abord, avec une prise de risque relative : l’assurance est quelque chose d’obligatoire, pour la maison, la voiture, etc. De fait, dans les petites structures comme les nôtres, nous pouvons être réactifs et proches de nos clients.Ici, j’ai aussi pu développer mon activité à mon rythme. J’ai un porte feuille de clients, je leur propose les meilleurs solutions en fonction de leur cas personnel. Je vise avant tout la pérennité dans la relation que j’ai avec eux. Certains sont des clients depuis mon expérience dans la banque. C’est la confiance qui régit nos rapports. Nous ne sommes pas payés au nombre de contrats d’assurances signés de toute façon.

Pas payé au nombre de contrats d’assurances signés ?

Oui, car l’assureur n’a pas bonne réputation ! Notre objectif est de proposer le contrat d’assurances qui ira le mieux à nos clients. Personnellement je m’occupe d’une clientèle professionnelle. Je suis à l’écoute de la moindre remarque pour que son activité soit sauve en cas de sinistre. Et puis, je prend le temps d’expliquer à chacun ce qu’il y a dans les contrats d’assurances, surtout les petites lignes ! Dans ces cas-là, il n’y à rien de tel qu’un contact physique donc je vais à la rencontre de mes clients pendant 80% de mon temps. Pendant les 20% restants, je fais mon travail de chef d’entreprise, d’administration, gestion du personnel, etc.

Quelles sont les qualités d’un bon agent d’assurances ?

J’ai insisté sur l’écoute. Il faut aussi être un vrai chef d’équipe. L’agent général d’assurances doit être très rigoureux car le flux d’informations que nous gérons est très important. Il y a les informations de nos assurés mais également les dispositions juridiques qui changent très souvent. De cette vigilance dépend aussi la réputation du cabinet d’assurances : c’est le bouche-à-oreille qui nous amène de nouveaux clients, il ne faut pas faire de faux pas. Dans cette optique, une certaine dose de bon sens et de correction est aussi indispensable. Je mets un point d’honneur à rappeler mes clients dans les vingt-quatre heures quand ils essaient de me joindre. Ça devient tellement rare que la plupart me remercient de les appeler. Pour moi, c’est juste la moindre des choses.

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